Bible Study

Quelle est l’identité de l’Antéchrist ?

Des millions de gens – y compris des théologiens – sont perplexes au sujet de la mystérieuse « prostituée » d’Apocalypse 17. Cependant, la parole divine consacre plus d’un chapitre entier, et fait de nombreuse…s références, ailleurs dans la Bible, sur ce sujet important. Qui est cette « prostituée » ? Et qu’a-t-elle à voir avec l’Antéchrist ?

Quoi qu’il en soit, cette grande « prostituée » est détentrice d’un grand pouvoir. Elle est responsable de la mort de millions de gens dans le passé, et elle fera mourir encore plus de gens dans le futur. Elle affectera, de manière dramatique, la vie de tous ceux qui vivront aux temps de la fin – y compris celle d’un grand nombre de ceux qui lisent cette brochure ! La prostituée est assise à califourchon sur un système qui concerne un grand nombre de nations et de peuples : « Et il me dit : Les eaux que tu as vues, sur lesquelles la prostituée est assise, ce sont des peuples, des foules, des nations, et des langues » (Apocalypse 17 :15). Cette prostituée sera présente jusqu’au second Avènement du Christ ! En effet, la parole divine décrit les « dix cornes », ou les dix rois (verset 12), qui s’élèveront à cette époque : « Ils combattront contre l’Agneau, et l’Agneau les vaincra, parce qu’il est le Seigneur des seigneurs et le Roi des rois, et les appelés, les élus et les fidèles qui sont avec lui les vaincront aussi […] Les dix cornes que tu as vues et la bête haïront la prostituée, la dépouilleront et la mettront à nu ; elles man-geront ses chairs, et la consumeront par le feu » (versets 14, 16).

Des théologiens et des commentateurs bibliques tentent de rester « politiquement corrects », lorsqu’ils se réfèrent à cette grande prostituée. Notez par exemple ce que déclare The Expositor’s Bible Commentary, au volume 12, pages 553-554 : « Dans un sens, l’interprétation de ce chapitre conditionne l’interprétation de tout le livre de l’Apocalypse. Pour une majorité d’exégètes, Babylone représente la ville de Rome. La bête domine tout l’Empire romain, avec ses sujets, ses provinces et ses peuples. Les sept collines (verset 9) sont les sept dynasties établies par les empereurs romains, d’Auguste à Domicien. Les dix rois sont les têtes d’Etats plus petits et agités, impatients d’échapper à la soumission de la puissance colonisatrice. La prédiction de Jean, sur la chute de Babylone, est une annonce de la dissolution imminente de l’Empire romain sous tous ses aspects. »

Alors que les commentateurs identifient correctement Babylone à la ville de Rome, ils supposent erronément que « les premiers lecteurs chrétiens comprenaient que toutes les fois qu’ils étaient menacés de mort par une puissance temporelle […] ils faisaient face, en réalité, à la mère des impudiques que Dieu finira par juger et détruire une fois pour toutes » (page 557).

Ces érudits comprenaient correctement l’identité de « Babylone », comme ceux de nos jours, mais ils étaient incapables de voir que c’est la « femme » – la grande prostituée – qui « conduit » la bête (la Babylone moderne). Cette femme est clairement distincte et séparée de la bête – l’Empire constitué des dix derniers rois qui donneront leur puissance et leur autorité à un « supra dictateur », également appelé la « bête ». La femme ne peut évidemment pas « conduire » la bête, tout en étant elle-même la bête !

Beaucoup d’érudits réalisent, cependant, que la bête d’Apocalypse 17 représente l’Empire romain comprenant ses « résurgences » sous d’autres formes. Pour recevoir une explication fascinante et détaillée de l’identité de la « bête » d’Apocalypse 17, lisez notre brochure intitulée La bête de l’Apocalypse.

Qui est cette “femme” ?

Dans le Nouveau Testament, le terme « femme » est utilisé comme symbole pour représenter une Eglise. Par exemple, l’apôtre Paul écrit à l’Eglise de Dieu à Corinthe : « Oh ! si vous pouviez supporter de ma part un peu de folie ! Mais oui, supportez-moi ! Car je suis jaloux de vous d’une jalousie de Dieu, parce que je vous ai fiancés à un seul époux, pour vous présenter à Christ comme une vierge pure » (2 Corinthiens 11 :1-2). Il est clair, ici, que la véritable Eglise est décrite comme la « fiancée » de Jésus-Christ, comme une femme engagée vis-à-vis de Son fiancé qui est Jésus-Christ.

Dans Ephésiens 5 :23-24, l’apôtre Paul écrit : « Car le mari est le chef de la femme, comme Christ est le chef de l’Eglise qui est son corps, et dont il est le Sauveur. Or, de même que l’Eglise est soumise à Christ, les femmes aussi doivent l’être à leur mari en toutes choses. » Une fois encore, cette analogie représente la véritable Eglise comme une femme – une épouse qui est soumise à son mari, le Christ. Et dans Apocalypse 12 : 1-5, nous pouvons lire le récit inspiré de la « femme » – se référant cette fois à l’ancien Israël, « l’assemblée au désert » (Actes 7 :38) – employée par Dieu pour porter le Messie : « Un fils, qui doit paître toutes les nations avec une verge de fer. »

Apocalypse 12 :6 révèle l’histoire de « la femme » – maintenant l’Eglise du Nouveau Testament – qui s’envole au désert dans son « lieu, préparé par Dieu ». Les versets suivants rendent encore plus manifeste que cette « femme » est, en réalité, la véritable Eglise de Dieu qui sera protégée par Lui personnellement, de la colère de Satan.

Ainsi, en laissant la Bible interpréter ses propres symboles – lorsque nous arrivons à la « femme » d’Apocalypse 17, il est évident – que cette femme est en réalité une Eglise ! Cependant, cette Eglise « assise sur une bête écarlate » (verset 3) est en réalité une « prostituée » spirituelle.

Elle a conclu des alliances adultères avec les dirigeants et les rois de ce monde (verset 2), et les habitants de la terre sont spirituellement « ivres » à cause de ses faux enseignements. C’est une Eglise « mère » qui a donné naissance à des « prostituées » spirituelles (verset 5). Comme la Bible l’indique, elle agit mystérieusement comme les anciennes religions païennes à mystères.

Une Eglise qui PERSECUTE

Cette femme est également une grande Eglise persécutrice. L’apôtre Jean fut inspiré à écrire : « Je vis cette femme ivre du sang des saints et du sang des témoins de Jésus. Et, en la voyant, je fus saisi d’un grand étonnement » (verset 6).

Pensez à tout cela, je vous prie !

Quelle est la grande femme déchue – l’Eglise puissante – qui est « ivre du sang des saints », et qui le sera davantage ? Il est clair qu’elle persécute les véritables chrétiens – les véritables « saints » de Dieu. Ils sont identifiés dans Apocalypse 14 :12 : « C’est ici la persévérance des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus. »

A l’inverse de l’Eglise de Dieu qui garde Ses commandements, cette grande Eglise apostate et ses Eglises « filles » rejettent la nécessité d’observer les Dix Commandements, en tant que mode de vie !

D’une manière ou d’une autre, dans leur ivresse spirituelle, elles s’arrangent pour argumenter autour des enseignements clairs et précis de Jésus : « Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements » (Matthieu 19 :17).

D’après l’Histoire, pouvons-nous lire des documents concernant une grande Eglise, qui a persécuté des millions de gens au cours du Moyen Age ? Une telle Eglise existe-t-elle actuellement ?

Dans son livre bien documenté A Woman Rides the Beast (pages 243-244), l’auteur, Dave Hunt, décrit ce que la « femme » fit au cours du Moyen Age :

« Le catholicisme romain devint “le plus grand persécuteur de la foi que le monde ait jamais vu […] ordonnant au trône d’imposer la religion chrétienne [catholique] à tous ses sujets. Innocent III fit assassiner beaucoup plus de chrétiens en un après-midi […] que n’importe quel empereur romain au cours de son règne.” Will Durant écrit avec justesse : “Comparée avec la persécution des hérétiques en Europe de 1227 à 1492, la persécution des chrétiens par les Romains, au cours des trois premiers siècles après Jésus-Christ, apparaît comme une procédure douce et humaine.”

« Tout compte fait, force est de constater que l’Inquisition a dépassé en férocité et en bestialité tous les types de persécutions et de guerres de notre époque. »

Lorsque l’apôtre Jean vit cette « femme », ou cette Eglise apostate « ivre du sang des saints », il n’exagérait pas. Un grand nombre d’écrivains catholiques se trouvèrent fort embarrassés au sujet de ce qu’avait pratiqué leur Eglise, durant des centaines d’années. Tous ces récits connus maintenant – des prêtres sodomisant de jeunes garçons, de nombreux papes entretenant ouvertement des maîtresses, et devenant pères de nombreux enfants illégitimes, à travers toute l’Italie, de même que l’attribution de hautes fonctions sacerdotales contre le versement de fortes sommes d’argent – ont laissé l’impression, à de nombreux historiens objectifs, que cette Eglise puissante était la véritable incarnation du mal sous toutes ses formes !

La “petite corne” de Daniel

Le prophète Daniel fut inspiré à dépeindre ce système religieux répugnant comme une « petite corne ». Après les quatre grands Empires païens dominants – babylonien, médo-perse, gréco-macédonien d’Alexandre, et finalement romain – Daniel décrit une « petite corne », émergeant dès le début, des différentes résurrections de l’Empire romain : « Je considérai les cornes, et voici, une autre petite corne sortit du milieu d’elles, et trois des premières cornes furent arrachées devant cette corne ; et voici, elle avait des yeux comme des yeux d’homme, et une bouche qui parlait avec arrogance » (Daniel 7 :8).

Aux versets 25 à 27 de ce même chapitre, Daniel fut inspiré à décrire les actions de cette « petite corne » arrogante, et comment elle se maintiendrait jusqu’à ce que le Christ revienne et qu’Il gouverne sur les nations : « Il prononcera des paroles contre le Très-Haut, il opprimera les saints du Très-Haut, et il espérera changer les temps et la loi ; et les saints seront livrés entre ses mains pendant un temps, des temps, et la moitié d’un temps. Puis viendra le jugement, et on lui ôtera sa domination, qui sera détruite et anéantie pour jamais. Le règne, la domination, et la grandeur de tous les royaumes qui sont sous les cieux, seront donnés au peuple des saints du Très-Haut. Son règne est un règne éternel, et tous les dominateurs le serviront et lui obéiront. »

Remarquez que cette « petite corne » est distincte de l’Empire païen (verset 24). Elle est, en réalité, une religion d’empire ! Remarquez également que le chef humain de ce système répugnant prononce des « paroles arrogantes » contre Dieu, qu’il persécute les véritables chrétiens, et qu’il a l’intention de changer les temps et la loi. L’Eglise catholique romaine a fait exactement cela, selon ce qui est annoncé par les Ecritures – en enseignant que les Dix Commandements étaient soumis à l’autorité ecclésiastique et que, de par son autorité, elle avait le droit de changer le sabbat du septième jour commandé par Dieu (Exode 20 :8-11 ; Hébreux 4 :9-11), en lui substituant le « jour du soleil » païen, c’est-à-dire le dimanche.

Le célèbre historien, Will Durant, écrit : « Le caractère important du sabbat juif fut transféré sur le dimanche chrétien, qui le supplanta au deuxième siècle » (The story of civilization, volume 3, 1972, page 599). Et qu’arriva-t-il ? Selon un cours de religion catholique : « L’Eglise [catholique] transféra l’obligation d’observer le samedi au dimanche » (Father Smith instructs Jackson). Le Catholic Mirror admet : « L’Eglise catholique […] en vertu de sa divine mission, changea le jour du samedi au dimanche » (23 septembre 1893). Si vous désirez obtenir de plus amples informations au sujet du véritable sabbat chrétien, lisez notre brochure Quel est le jour du sabbat chrétien ?

La papauté annoncée d’avance

Comme nous l’avons vu, la « petite corne » de Daniel décrit une fausse Eglise et, en particulier, son porte-parole, le pape, prononçant des « paroles arrogantes ». Dans le Nouveau Testament, Dieu inspira l’apôtre Jean à décrire la « résurrection » de la bête finale, l’Empire romain (Apocalypse 13 :1-10). Ensuite, aux versets 11 à 14, une « autre bête » se met à monter ; elle est comme un « agneau », ou le Christ, mais elle s’exprime comme – un « dragon » – Satan le diable (Apocalypse 12 :9). Ce faux prophète, extrêmement astucieux et sinistre, « exerçait toute l’autorité de la première bête [l’Empire romain ressuscité] en sa présence, et […] obligeait la terre et ses habitants à adorer la première bête, dont la blessure mortelle avait été guérie » (Apocalypse 13 :12). En d’autres termes, ce grand faux prophète est capable d’obliger la plupart des gens à respecter l’Empire romain ressuscité – et à s’y soumettre !

Ensuite, nous lisons : « Elle opérait de grands prodiges, jusqu’à faire descendre du feu du ciel sur la terre, à la vue des hommes. Et elle séduisait les habitants de la terre par les prodiges qu’il lui était donné d’opérer en présence de la bête, disant aux habitants de la terre de faire une image de la bête qui avait été blessée par l’épée et qui vivait » (versets 13-14).

Alors que ce système se développait, un « homme du péché » devait être révélé – en s’appropriant avec audace des titres et une autorité qui n’appartiennent qu’à Dieu. Siégeant comme un véritable « dieu » dans le temple de Dieu – et utilisant certains des attributs divins ! En fait, bien que Jésus appelât Dieu « Saint Père », les catholiques romains appellent le pape « le Très Saint Père », et le « Vicaire du Christ » – c’est-à-dire littéralement « à la place du Christ » !

Dave Hunt décrit les prétentions blasphématoires de la papauté :

« La soumission totale requise par Rome a été exprimée par de nombreux papes, mais aucun ne l’a dite plus clairement que Nicolas 1er (858-867). “Il est manifeste que les papes ne peuvent être ni liés, ni déliés par une puissance terrestre quelconque, pas même par l’apôtre [Pierre] s’il revenait sur la terre, puisque Constantin le Grand a reconnu que le pontife tenait la place de Dieu sur terre, la divinité ne pouvant être jugée par aucun homme vivant. Nous sommes donc infaillibles, et quels que puissent être nos actes, nous n’avons de compte à rendre qu’à nous-mêmes” » (A Woman Rides the Beast, pages 153-154).

Ainsi, les papes ont affirmé qu’ils tenaient « la place de Dieu sur terre » ! Et ce qui est le plus effrayant, c’est qu’ils continuent à soutenir de telles affirmations – à l’époque de notre prétendu monde « moderne ». Du fait que l’Eglise catholique romaine est une entité omniprésente et très puissante, les médias ne réagissent d’ordinaire que modérément aux déclarations les plus outrageantes et les plus blasphématoires des papes et du clergé moderne.

Mais en quoi tout cela pourrait affecter votre existence ?

La bête et la femme s’associent

Peu de gens réalisent que le prétendu « saint » Empire romain est en train de reprendre vie sous notre nez ! Dans la plupart des territoires d’Europe continentale, s’exerce une forte poussée pour réaliser une unité européenne totale. L’un des acteurs essentiels dans ce jeu d’échec géopolitique est – vous l’avez deviné ! – le pape en personne.

Dans son livre détaillé et révélateur, The Principality and Power of Europe (pages 36 à 37), l’auteur britannique, Adrian Hilton, explique ce qui va se dérouler :

« Alors que je visitais l’Autriche, en 1983, le pape se prononça contre les frontières nationales et artificielles qui délimitent les pays d’Europe. Il ajouta : “Les Européens devraient triompher des conflits internationaux menaçants d’Etats et d’alliances, et créer une nouvelle Europe unifiée de l’Atlantique à l’Oural.”

« En 1988, il continua sur ce thème lorsqu’il s’adressa au parlement européen de Strasbourg ; ce qui fut pour beaucoup une occasion de se demander pourquoi un chef spirituel faisait des déclarations d’unité politique. Le Sunday Telegraph, en 1991, résuma les plans du pape pour l’évangélisation de l’Europe, en déclarant : “Il se prépare tout doucement à endosser le manteau dont il se croit, avec sérieux, être le détenteur de droit divin – c’est-à-dire celui d’un nouveau saint empereur romain, régnant de l’Oural à l’Atlantique.” »

Quoique la Bible ne dise pas que le dernier pape sera « l’empereur » de ce saint Empire romain ressuscité, elle montre qu’il sera la « puissance agissante du trône ». Comme Dieu l’a clairement indiqué, le faux prophète à venir fera en sorte que ceux qui n’adoreront pas ce système « soient tués » (Apocalypse 13 :15). Ainsi, comme beaucoup de papes firent au cours du Moyen Age, il utilisera la puissance de l’Etat – la « bête » – pour imposer sa volonté à l’ensemble du monde occidental !

Vous souvenez-vous de ce qui arrivait sous Hitler ? Un coup dans la porte, voilà que le père ou la mère était enlevé et poussé dans un fourgon par la police pour avoir dit ou fait quelque chose de « politiquement incorrect » ! Pensez-vous que cela ne pourrait pas se reproduire ? Vous auriez tort de ne pas y croire !

Le Dieu suprême qui nous donne la vie et le souffle décrit comment, une fois encore, la femme « dirigera » la bête. La plupart des gens ne réalisent pas que les faux enseignements et les pratiques de cette « femme » déchue ont infiltré le monde entier. C’est précisément ce qu’a écrit l’apôtre Jean : « Et il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre, il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui » (Apocalypse 12 :9).

Même les divers groupes protestants ont été inconsciemment enivrés du paganisme de ce système : « C’est avec elle que les rois de la terre se sont livrés à la débauche, et c’est du vin de sa débauche que les habitants de la terre se sont enivrés » (Apocalypse 17 :2). Chacun de nous a besoin de se rendre compte que Satan est le « dieu » invisible de ce monde (2 Corinthiens 4 :3-4), et que « toutes les nations » sont spirituellement ivres.

Voici le commentaire du respecté Critical and Experimental Commentary, qui décrit ce système dans son intégralité, et les « filles » prostituées sorties de Rome, la « mère » :

« Non seulement Rome, mais encore la chrétienté dans son ensemble, de même qu’Israël dans son ensemble, sont devenus une prostituée […] Extérieurement, en s’étendant à travers le monde, et intérieurement en s’y conformant – son accomplissement terrestre – de par sa dimension et sa teneur est symbolisé du nom de Babylone » (Volume 6, page 710).

L’œcuménisme – prostitution religieuse ?

Les journaux, à notre époque, sont pleins d’articles traitant du mouvement œcuménique. Une récente manchette annonce : « Discussions entre les chefs du renouveau du catholicisme romain et de l’orthodoxie orientale. » Une autre déclare : « Formation de l’alliance épiscopalienne et luthérienne. » De plus en plus d’Eglises protestantes essaient de se rassembler, et un certain nombre se préparent à retourner au sein de la « mère » – l’Eglise catholique romaine. En parlant des conversations entre l’Eglise romaine et l’Eglise orthodoxe orientale, un article du San Diego Union-Tribune, daté du 9 juillet 2000, rapporte :

« En fin de compte, les Eglises pourraient même résoudre leurs disputes anciennes au sujet de l’autorité papale, a dit le révérend Robert Stéphanopoulos, doyen de la cathédrale orthodoxe de New York et vétéran des rassemblements œcuméniques. Cela pourrait se produire assez rapidement, mais lorsque je dis assez rapidement, disons que nous parlons en traînant un passé d’un millier d’années. »

Cette reconnaissance de la suprématie du pape pourrait se produire beaucoup plus vite que Robert Stephanopoulos ne se l’imagine. Aussi rapidement que les nations d’Europe de l’est commencèrent à rompre avec l’Union soviétique. Parfois, les événements mondiaux semblent se réaliser en une nuit ! Ainsi, des centaines de millions de membres pourraient s’ajouter à l’Eglise catholique romaine dans les prochaines années, lorsque ses filles reviendront au bercail.

En comparaison, la petite Eglise de Dieu – dispersée ici et là en petits groupes – semblera n’être qu’un point minuscule. En vérité, nous aurons besoin de compréhension, de foi et de courage pour traverser les années d’épreuves à venir. Jésus a dit : « Car il s’élèvera de faux christs et de faux prophètes ; ils feront de grands prodiges et des miracles, au point de séduire, s’il était possible, même les élus » (Matthieu 24 :24).

A l’avenir, nous verrons la pression monter à l’initiative du pape et des autres pour faire de Jérusalem une « ville internationale » – peut-être sous le contrôle du Vatican et des Nations unies, ou d’autres instances internationales. La pression implacable du mouvement œcuménique s’intensifiera. La grande Eglise mère insistera, avec une ferveur croissante, pour que ses filles rentrent « à la maison ».

Au cours des prochaines années, la « seconde » bête d’Apocalypse 13 montera sur scène. Nous pouvons lire au sujet de cet homme, dans Apocalypse 13 :11-14 : « Puis je vis monter de la terre une autre bête, qui avait deux cornes semblables à celles d’un agneau, et qui parlait comme un dragon. Elle exerçait toute l’autorité de la première bête en sa présence, et elle obligeait la terre et ses habitants à adorer la première bête, dont la blessure mortelle avait été guérie. Elle opérait de grands prodiges, jusqu’à faire descendre du feu du ciel sur la terre, à la vue des hommes. Et elle séduisait les habitants de la terre par les prodiges qu’il lui était donné d’opérer en présence de la bête, disant aux habitants de la terre de faire une image de la bête qui avait été blessée par l’épée et qui vivait. »

Ce puissant chef religieux à venir sera semblable à un « agneau ». Dans Apocalypse 14, le Christ est décrit comme étant « l’Agneau ». Or, ce chef religieux à venir aura l’apparence du Christ ! Mais l’apôtre Jean écrit que ce chef parlera « comme un dragon ». Et, dans Apocalypse 12 :9, Jean fut inspiré à écrire : « Et il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre, il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui. »

Dans l’Apocalypse, Satan le diable est clairement désigné comme étant le « dragon ». Par conséquent, ce faux prophète à venir apparaîtra aux yeux de milliards d’êtres humains sous les traits du Christ, mais son message sera celui de Satan le diable ! Ce chef charismatique accomplira de « grands prodiges », et fera même descendre le feu du ciel ! Il est également décrit, dans 2 Thessaloniciens 2 , sous le nom de « l’homme impie » qui « s’élève au-dessus de tout ce qu’on appelle Dieu ou de ce qu’on adore ; il va jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu, se proclamant lui-même Dieu » (verset 4). La Bible dit que ce futur chef religieux sera adoré par ses fidèles !

Cet homme fera son apparition quelques années avant le second Avènement du Christ, et le Christ « l’écrasera par l’éclat de son avènement » (verset 8). Cet homme est appelé un impie. Au verset 7, l’apôtre Paul écrit : « Car le mystère de l’iniquité agit déjà ; il faut seulement que celui qui le retient encore ait disparu. » A l’époque où l’on se déplaçait à dos d’âne ou en char à bœuf, l’apôtre Paul ne parlait pas des lois de la circulation ! Il parlait d’un homme et de tout un système religieux qu’il conduit – le « mystère de l’iniquité » – et qui s’oppose aux lois divines et les transgresse systématiquement.

Comme dans Apocalypse 13 : « L’apparition de cet impie se fera, par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers, et avec toutes les séductions de l’iniquité pour ceux qui périssent parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés » (2 Thessaloniciens 2 :9-10).

Nous avons tous besoin de comprendre que nous sommes engagés dans une guerre spirituelle. Les forces de Satan se déplacent rapidement afin de parvenir à leur fin. Au cours des prochaines années, sous l’influence de Satan, et dans les limites fixées par Dieu, qui lui permet d’exercer son emprise dans cette atmosphère terrestre dont il est le « prince » (Ephésiens 2 :2), les forces démoniaques manifesteront sans précédent leur pouvoir à travers un système politico-religieux, qu’elles contrôleront au nom du « christianisme ». Très peu de protestants, d’orthodoxes et d’autres groupes religieux auront la foi et le courage de résister à cet assaut. Ils imposeront de force la redoutable « marque de la bête », et amèneront une terrible persécution sur les véritables chrétiens – les saints de Dieu.

Plusieurs Antéchrists !

Nous avons vu que la Bible parle de l’Antéchrist. Mais il est encore plus important de noter ce que l’apôtre Jean fut inspiré à écrire dans son Epître : « Il y a maintenant plusieurs antéchrists » (1 Jean 2 :18). Il est donc clair que le terme « antéchrist » ne s’applique pas uniquement au faux prophète – quoiqu’il soit sans nul doute le porte-parole principal de ceux qui enseignent les doctrines de l’Antéchrist. Comme la majorité des érudits modernes le reconnaissent, « antéchrist » signifie esprit ou personne en opposition au Christ.

L’apôtre Jean continue à parler de tous ceux qui sont des « Antéchrists », en disant : « Qui est menteur, sinon celui qui nie que Jésus est le Christ ? Celui-là est l’Antéchrist, qui nie le Père et le Fils. Quiconque nie le Fils n’a pas non plus le Père ; quiconque se déclare publiquement pour le Fils a aussi le Père. Que ce que vous avez entendu dès le commencement demeure en vous. Si ce que vous avez entendu dès le commencement demeure en vous, vous demeurerez aussi dans le Fils et dans le Père » (versets 22-24). Notez que l’apôtre Jean fut inspiré à avertir les chrétiens de maintenir l’enseignement original qui leur avait été donné – « que ce que vous avez entendu dès le commencement demeure », cela veut dire « demeurer » – ou obéir à l’enseignement direct du Christ concernant la loi divine.

En effet, dès le commencement, Jésus leur a enseigné à « observer les commandements ». Il les avertit continuellement qu’en se servant de Son nom, ils ne désobéissent pas à Ses instructions ! Jésus a dit : « Pourquoi m’appelez-vous Seigneur, Seigneur ! et ne faites-vous pas ce que je dis ? » (Luc 6 :46). Et encore : « Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais seulement celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux » (Matthieu 7 :21).

Nous « demeurons » donc en Christ et dans le Père en obéissant à Dieu et en vivant comme le fit Jésus : de toute parole de Dieu. Jésus a expliqué : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera ; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui. Celui qui ne m’aime pas ne garde point mes paroles. Et la parole que vous entendez n’est pas de moi, mais du Père qui m’a envoyé » (Jean 14 :23-24).

La première Epître de Jean décrit « l’esprit de l’Antéchrist » avec plus de détails : « Bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit ; mais éprouvez les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde. Reconnaissez à ceci l’Esprit de Dieu : tout esprit qui se déclare publiquement pour Jésus-Christ venu en chair est de Dieu ; et tout esprit qui ne se déclare pas publiquement pour Jésus n’est pas de Dieu, c’est celui de l’Antéchrist, dont vous avez appris la venue, et qui maintenant est déjà dans le monde. Vous, petits enfants, vous êtes de Dieu, et vous les avez vaincus, parce que celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde » (1 Jean 4 :1-4).

En conséquence, il est très important de comprendre que l’enseignement de l’Antéchrist est reconnaissable à cette fausse doctrine, qui n’admet pas que Jésus-Christ était « intégralement humain ». Elle n’admet pas que le Christ était vraiment « venu dans la chair ».

« Pourquoi ? » demanderez-vous. Qu’y a-t-il de spécial au fait que le Christ soit « venu en chair » ?

Premièrement, il faut comprendre pourquoi Satan s’efforce continuellement de séduire les gens pour qu’ils désobéissent à la loi divine – aux Dix Commandements. Ce genre de transgression consiste à pécher, puisque « le péché est la transgression de la loi » (1 Jean 3 :4). Et « le salaire du péché, c’est la mort » (Romains 6 :23). Ainsi, si Satan, d’une manière ou d’une autre, empêche les êtres humains à obéir à Dieu – pour que Dieu ne construise pas en eux Son caractère et Sa nature – ces individus désobéissants demeureront sous l’amende de la mort. Coupés de Dieu, il leur sera impossible de se préparer à devenir des rois et des sacrificateurs dans le Royaume du Christ (voir Apocalypse 5 :10) et par là même, de remplacer Satan et ses démons.

Des arguments diaboliques

Afin que les gens n’essaient même pas d’observer les commandements divins, Satan utilise la doctrine de l’Antéchrist pour promouvoir l’idée qu’il n’est pas possible, aux êtres humains, de les observer ! Les enseignements de l’Eglise catholique romaine – et de la plupart des Eglises protestantes – minimisent, en effet, l’humanité du Christ, en laissant entendre par divers arguments qu’Il n’était pas entièrement « en chair ». Leur théologie amène à conclure qu’Il n’était pas réellement sujet aux « attractions charnelles » comme nous le sommes, et qu’Il n’était pas réellement tenté comme nous le sommes – concluant même qu’Il n’était pas capable de pécher. Selon ce qu’ils comprennent, le Christ ne fut pas vraiment un exemple pour nous, puisqu’Il n’était pas tout à fait dans la chair humaine. Satan souhaite que nous croyions qu’il n’est pas possible d’observer les commandements de Dieu, et que Jésus-Christ n’aurait pas pu pécher et les transgresser !

L’Eglise catholique romaine va même plus loin dans cette idée. Elle enseigne, erronément, que mise à part la « vierge Marie », tous les êtres humains, depuis Adam et Eve, sont nés avec le « péché originel », dans l’incapacité d’observer les Dix Commandements. Cet enseignement dit que seule Marie fut sauvegardée par une « Immaculée Conception », qu’elle mena une vie parfaite, sans péché, ce qui lui permit de devenir la « Mère de Dieu ». Selon cet enseignement, Marie aurait pu pécher, mais elle ne le fit pas, alors que notre Sauveur ne pécha point, et n’aurait pas pu le faire ! Si cela avait été exact, Marie – et non pas Jésus – serait devenue notre exemple d’une vie humaine exempte du péché ! Quelle insulte à l’encontre de notre véritable Sauveur !

Cependant, l’Epître de Paul aux Hébreux nous dit : « Car, du fait qu’il a souffert lui-même et qu’il a été tenté, il peut secourir ceux qui sont tentés » (Hébreux 2 :18). Et encore : « Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché » (Hébreux 4 :15). Cela fut-il rendu possible par une sorte de puissance surnaturelle qu’Il possédait en propre ? Jésus était-Il « pleinement Dieu » alors qu’Il était dans la chair ? En vérité, Il était le Personnage qui avait été avec le Père dès le commencement : « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu » (Jean 1 :1). Mais, plus tard « la Parole a été faite chair » (verset 14).

Beaucoup de passages bibliques révèlent que Jésus, en étant dans la chair, ne pouvait pas exercer le pouvoir illimité qu’Il avait antérieurement, avant Son incarnation. Par exemple, l’Evangile selon Marc nous dit que, lorsque Jésus revint dans Sa patrie parmi Sa famille et Ses voisins sceptiques « il ne put faire là aucun miracle, si ce n’est qu’il imposa les mains à quelques malades et les guérit » (Marc 6 :5). Jésus Lui-même a dit : « Je ne peux rien faire de moi-même » (Jean 5 :30). Tandis qu’Il était dans la chair, Jésus préféra ne pas guérir les gens dans une ambiance d’incrédulité.

En tant qu’être humain, Jésus fut tenté « en toutes choses » comme nous le sommes, mais Il ne pécha point. En cela, il devient clair qu’il soit possible pour nous, également, d’observer les Dix Commandements, alors que nous sommes des êtres humains dans la chair. Oui, mais comment ? De la même façon que le Christ le fit ! L’Epître aux Hébreux nous dit : « C’est lui qui, dans les jours de sa chair, a présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et il a été exaucé à cause de sa piété » (Hébreux 5 :7). Si le Christ a littéralement présenté avec de grands cris et avec larmes des supplications au Père pour être épargné de la mort, il est manifeste qu’Il était vraiment un être humain en chair – et que nous aussi, nous devrions crier à Dieu de la même façon afin d’avoir Son aide ! Jésus a été notre « exemple » en observant les Dix Commandements dans la chair ! Nous avons un Sauveur et un Souverain Sacrificateur, qui comprend parfaitement les pulsions de la nature humaine contre lesquelles nous devons lutter. Grâce à Son Esprit qu’Il place en nous, comme nous allons le voir, le Christ nous fortifie pour vaincre la tentation et pour que nous puissions observer les Dix Commandements, bien que nous soyons dans la chair !

Or, la doctrine de l’Antéchrist dit exactement le contraire. Bien que Satan soit assez astucieux pour ne pas enseigner directement aux gens à pécher, la doctrine de l’Antéchrist ouvre néanmoins la porte pour séduire les gens, en les entraînant à transgresser régulièrement un ou plusieurs commandements divins, en toute impunité – tout en étant persuadés qu’ils n’en demeurent pas moins de « bons chrétiens ».

Un enseignement universel

Ce raisonnement astucieux, dispensé dans la plupart des séminaires du monde entier, dit en substance : Puisque la loi divine est spirituelle et que nous ne sommes que physiques, nous ne pouvons pas observer la loi divine, sainte et juste. De la sorte, le Christ l’a observée à notre place. Maintenant, il nous suffit « d’accepter le Christ », et Sa justice nous est en quelque sorte « imputée » – sans aucune nécessité de pratiquer des bonnes œuvres.

Ensuite, ce raisonnement s’appuie sur toute une série d’interprétations erronées et de perversions du sens des écrits de l’apôtre Paul. Des théologiens sans jugement « tordent » littéralement, avec astuce, des dizaines de versets tirés des lettres de l’apôtre Paul, pour contredire les instructions pures et claires de Jésus-Christ, de Son disciple le plus proche, Jean, et de Son frère, Jacques. C’est l’une des raisons pour laquelle la célèbre déclaration de Martin Luther dit que l’Epître de Jacques est une « Epître de paille ». Luther avait en horreur le fait que l’apôtre Jacques avait enseigné, sans détour, l’obéissance aux Dix Commandements (voir Jacques 2 :8-12).

L’apôtre Pierre fut même inspiré à nous avertir que « Paul vous l’a aussi écrit, selon la sagesse qui lui a été donnée. C’est ce qu’il fait dans toutes les lettres, où il parle de ces choses, dans lesquelles il y a des points difficiles à comprendre, dont les personnes ignorantes et mal affermies tordent le sens, comme celui des autres Ecritures, pour leur propre ruine » (2 Pierre 3 :15-16). Effectivement, Pierre a dit que des hommes « tordraient » les écrits de Paul pour leur propre ruine ! L’apôtre Pierre poursuit cet avertissement inspiré : « Vous donc, bien-aimés, qui êtes avertis, tenez-vous sur vos gardes, de peur qu’entraînés par l’égarement des impies, vous ne veniez à déchoir de votre fermeté » (verset 17).

Est-ce un avertissement qui devait nous éloigner de l’égarement des « impies » ? Absolument. Car, c’est précisément de cette manière que l’apôtre Pierre savait que des hommes séduits « tordraient » les écrits de l’apôtre Paul, pour trouver prétexte à désobéir à la loi spirituelle de Dieu – aux Dix Commandements !

Ce message a besoin d’être entendu, aujourd’hui, plus que jamais auparavant. Des millions de gens séduits, de par le monde, sont réellement dans la confusion en matière religieuse. Ils sont, ou lassés de la religion traditionnelle, ou désillusionnés par les religions organisées, en général. C’est ainsi que certains lui tournent simplement le dos, alors que des millions d’autres ont virtuellement « inventé » leur propre religion ! C’est ce que le magazine Newsweek, du 8 mai 2000, rapporte sur les adolescents d’aujourd’hui, et leurs croyances :

« Au lieu de rechercher des vérités absolues dans la doctrine, ils sortent du cadre des dénominations religieuses et ils se comportent en consommateurs qui évaluent ce que leur proposent la grande diversité des systèmes de croyance. Beaucoup se considèrent plus spirituels que religieux. “Je crois qu’il y a une force supérieure qui œuvre dans ma vie, mais je ne peux pas mettre un nom dessus ”, a dit Amy McKinney, 18 ans. “Lorsque je prie, je ne demande pas à Dieu de tout arranger pour moi. Au contraire, je demande d’être moi-même fort.” Au lieu d’adhérer strictement à la doctrine, beaucoup d’adolescents ont adopté un esprit éclectique et de suspicion à l’égard des vérités absolues. Dans un regroupement de 1999 adolescents rassemblés par George Barna, un chercheur en matière de religion, plus de la moitié était d’accord avec la déclaration suivante : “Toutes les croyances religieuses enseignent des vérités valables.” Là où des gens de la génération du baby boom essaient le zen, aujourd’hui, puis le méthodisme demain, les adolescents sont capables de rafistoler entre eux des morceaux provenant de diverses croyances religieuses : un peu de méditation bouddhiste ou de rituel catholique romain. Tout ce qui nous attire ! »

Tout ce qui nous attire ? C’est effroyable !

L’ANARCHIE religieuse moderne

Cette confusion totale mène, bien sûr, à l’anarchie religieuse. Mais cela risque aussi d’ouvrir la porte à ces millions de jeunes susceptibles d’être touchés par la séduction de masse que le faux prophète perpétra. Lorsque cet homme s’élèvera et commencera à se montrer « l’apparition de cet impie se fera, par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers » (2 Thessaloniciens 2 :9), que feront ces millions de jeunes dans la confusion ?

Emportés par l’excitation et influencés par l’hystérie collective qui accompagnera les prodiges sataniques de « l’impie » (verset 8), la plupart de ces jeunes gens succomberont à l’énorme pression pour joindre les mains à cette « renaissance » à venir, et « au retour à la tradition », inspirés par Satan. Car de l’Europe occidentale à l’Amérique du Nord, il y a un désir de se raccrocher à des doctrines spécifiques, et d’être guidés dans les domaines religieux et le comportement général. Des millions de gens sont malades et fatigués des fioritures, des paroles hésitantes, et ils se tournent vers leurs dirigeants spirituels. Ils réalisent que beaucoup de ces « chefs » religieux ne sont pas convaincus de quoi que ce soit !

Bon nombre de ces chefs religieux s’interrogent sur la naissance virginale de Jésus, sur Ses miracles, sur Sa résurrection. Ils s’interrogent sur l’inspiration réelle de la Bible. Ils s’interrogent sur l’idée du second Avènement de Jésus – et s’il y aura vraiment un Royaume de Dieu littéral, sur cette terre, dont le Christ en sera le Souverain.

Tous les chefs religieux enseignent-ils des vérités de même valeur ? Toutes les religions se valent-elles ? Pouvez-vous croire n’importe quoi, et être béni par le Dieu suprême, puis obtenir la vie éternelle d’après vos propres conditions ?

La seule façon d’être catégorique et vraiment exact, en ces domaines, consiste à prouver par vous-même – qu’importe la méthode – si la Bible entière est inspirée par le Dieu réel qui a créé l’univers ! Si la Bible n’est que partiellement inspirée – comme certains le croient aujourd’hui – alors, chacun peut « trier et faire son choix » dans les portions de la Bible qu’il pense être inspirées. Puis, il peut raisonner d’après la façon humaine à partir de cette portion, même s’il trouve des contradictions avec d’autres passages bibliques. Souvenez-vous que le Christ de la Bible a toujours été « catégorique ». Il ne « mâchait » pas Ses mots. Il déclara : « Je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands ; mais les brebis ne les ont point écoutés » (Jean 10 :7-8). Et : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui n’entre pas par la porte dans la bergerie, mais qui y monte par ailleurs, est un voleur et un brigand » (verset 1).

Plus loin, Jésus a dit : « Mes brebis entendent ma voix ; je les connais, et elles me suivent » (verset 27). La plupart de nos lecteurs ont « entendu » la voix du Christ à travers Son Œuvre. Vous savez que nous ne nous esquivons pas, que nous ne dénigrons pas, et que nous ne « tournons pas autour » des paroles de la Bible. Nous avons prouvé que Dieu, le Créateur, inspira la Bible. C’est le « manuel d’instructions » divin, destiné à l’humanité. Elle est précise dans tout ce qu’elle nous enseigne.

Le cœur du sujet

Le passage le plus clair de tout ce qui peut expliquer l’Antéchrist se trouve dans 2 Jean 6-7 : « Et l’amour consiste à marcher selon ses commandements. C’est là le commandement dans lequel vous devez marcher, comme vous l’avez appris dès le commencement. Car plusieurs séducteurs sont entrés dans le monde, et ne déclarent pas publiquement que Jésus-Christ est venu en chair. Celui qui est tel, c’est le séducteur et l’Antéchrist. » Dans ce passage, nous voyons premièrement comment l’apôtre Jean est inspiré à donner la définition de l’amour : « Marcher selon ses commandements. » Le contexte montre que les commandements dont il est question sont les commandements de Dieu le Père (voir le verset 4) – et non pas quelques « nouveaux » commandements de Jésus. Bien que l’apôtre Jean ait écrit dans les années 90, c’est-à-dire soixante ans après la crucifixion du Christ, et vingt ans après la mort de l’apôtre Paul, il n’y a pas même la moindre allusion que les commandements divins eussent été « cloués sur la croix », ou « abolis » par l’apôtre Paul ! Ensuite, l’apôtre Jean rappelle à ses lecteurs qu’il s’agissait des commandements qu’ils avaient appris « dès le commencement ». En d’autres termes, ceux-ci constituaient l’essence de l’enseignement de Jésus dans le sermon sur la montagne (voir Matthieu 19 :17).

Puis, au verset 7, l’apôtre Jean avertit que les « séducteurs » n’enseignent pas « que Jésus-Christ est venu en chair ». Il dénonce un tel enseignement comme « Antéchrist ». D’après le grec original, « Jésus-Christ est venu en chair ». Dans ce passage, le verbe indique un présent progressif, ce qui dénote que quelque chose est en train de se réaliser maintenant. En français, il serait plus juste de traduire : « Jésus-Christ comme venant en chair. »

Le Expositor’s Bible Commentary tente d’expliquer ce passage (2 Jean 7) dans les termes qui suivent :

« Curieusement, le temps est changé du passé “est venu [el luthota] dans la chair” (1 Jean 4 :2) au participe présent “comme venant [erchomenon] en chair.” Cela pourrait s’expliquer, mais il faudrait interpréter cela comme une référence au retour de Jésus : Il est en train de venir [c’est-à-dire, Il reviendra] en chair (voir 1 Jean 2 :28 ; 3 :2). Mais, puisqu’il n’y a pas de controverse en ce domaine, l’explication paraît improbable. Dodd rend le sens obscur en traduisant le participe erchomenon au passé, comme si la signification était identique au passage de 1 Jean 4 :2. Puis, il propose une surprenante annotation qui dit : “Notre auteur n’est pas un expert dans les subtilités de la langue grecque” » (Johannine Epistles, page 149).

Il est beaucoup plus certain, cependant, d’affirmer que l’écrivain connaissait la différence entre un participe présent et le passé, et que son intention consistait à nous dire quelque chose de différent de ce qu’il avait consigné dans 1 Jean 4 :2.

Comme ces experts versés dans le grec le reconnaissent, l’apôtre Jean a effectivement dit quelque chose d’autre que dans sa déclaration précédente, dans 1 Jean 4 :2 ! Jean ne disait pas seulement que le Christ était venu totalement en chair. Dieu l’inspira, dans ce passage écrit plus tard, pour révéler que le Christ est maintenant en train de venir « en chair » !

Comment cela ?

Comme nous l’avons déjà vu, Jésus a dit : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera ; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui » (Jean 14 :23). A travers le Saint-Esprit, le Christ et le Père vivent, en fin de compte, dans les véritables chrétiens convertis, en les guidant, en les inspirant et en les fortifiant pour observer les commandements, et vivre le mode de vie divin !

L’apôtre Paul fut également inspiré à rendre cela clair, en écrivant : « J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi » (Galates 2 :20).

Voilà la « clé » ! Par l’Esprit, le Christ veut littéralement vivre Sa vie dans notre chair ! Il nous donnera la force d’obéir aux commandements divins !

Les contradicteurs religieux mettent au défi le chrétien réel, en disant : « Vous ne pouvez pas observer les Dix Commandements ! Ils sont spirituels, et vous n’êtes que physique. » Mais celui qui est conduit par le Saint-Esprit peut répliquer : « Vous avez raison, par ma propre force humaine, je ne peux pas y arriver. Cependant, par ma soumission au Saint-Esprit de Dieu, j’y parviens, et je veux observer les commandements divins ! Le Christ qui est en moi m’aide à ne pas tuer, à ne pas dérober, à ne pas mentir, à ne pas commettre l’adultère, à ne pas convoiter, à ne pas déshonorer mes parents, à ne pas transgresser le sabbat, à ne pas être idolâtre, à ne pas prendre le nom divin en vain, et à ne pas avoir d’autre “dieu” devant le véritable Dieu. Il m’arrive de déraper parfois sur certains points, mais je m’en repens et je confesse mon péché à Dieu, afin d’obtenir Son pardon (1 Jean 1 :8-9). Puis, je retourne à Dieu en paix. Par Son Saint-Esprit, je grandis dans la grâce et la connaissance. Je ne suis pas parfait, mais grâce au Christ qui vit Sa vie en moi, je suis en train de croître vers la perfection en marchant dans la loi divine, qui est le fondement de mon mode de vie. »

Le Christ vit dans le véritable chrétien

Selon la doctrine de l’Antéchrist, le Christ ne vivrait pas littéralement Sa vie dans Son peuple, aujourd’hui ! C’est le faux enseignement, que les chrétiens, aujourd’hui, pourraient vivre toute autre sorte de vie que celle vécue par le Christ dans Ses véritables fidèles. Cette doctrine inclut souvent l’idée que le Christ a mené une vie juste à notre place ; par conséquent, nous n’avons pas besoin de le faire. Il nous suffirait de L’accepter pour que Sa justice nous soit imputée. Bref, selon cette doctrine, Dieu serait un « blagueur », et prétendrait que nous sommes réellement justes, alors que nous ne le sommes pas !

« Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui, et éternellement » (Hébreux 13 :8). Aujourd’hui, Il vivra le même genre de vie en vous et en moi, qu’il y a près de deux mille ans, lorsqu’Il était dans la chair sur la terre. A cette époque,See More

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